J’adore les marchés. A chaque fois que je voyage j’essaye de connaître le marché de la ville où je me trouve. Je suis d’avis que pour connaître vraiment une ville il y a certaines choses à faire absolument comme :
- Prendre les transports en commun
- Connaître le marché municipal
- S’asseoir à la terrasse d’un café et observer les gens qui passent
Pour moi, ce sont 3 moments où je me sens presque comme un natif.
Aujourd’hui je décide de prendre le bus pour me rendre au marché. Il n’y a absolument rien d’exceptionnel à cela, mis à part le fait que je me suis rendu compte que mon portugais était assez bon pour avoir réussi à prendre le bon bus du premier coup.


J’arrive au centre-ville. Je descends la rue 25 de Março.

Alors ça c’est un endroit qui envoie du lourd ! C’est une rue piétonne très large, en pente, hyper peuplée et bruyante, avec un nombre incalculable de vendeurs à la sauvette… dont plus de la moitié sont illégaux.
Dès que la police arrive, on en voit beaucoup qui rangent rapidement leur marchandise et s’enfuient en courant… pour réapparaître 5 minutes plus tard, au même endroit, avec leur marchandise joliment déballée devant eux.
Bem-vindo ao Brasil !

Marcher à travers cette foule relève presque du safari, mais j’arrive finalement à me frayer un passage jusqu’à ma destination : le Marché Municipal, symbole de la diversité culinaire du pays.

En 1924, le maire de São Paulo, José Pires do Rio, a fait construire le Marché Municipal afin de remplacer le vieux marché de la rua 25 de Março, peu organisé. Pour cela il a fait appel à l’architecte portugais Francisco de Paulo Ramos de Azvedo (oui, ils ont des noms très longs au Brésil) et de Felisberto Ranzini pour les façades.
Le style rappelle un style très en vogue en Europe à l’époque : de grandes colonnes internes et externes, de grands pans de verrière, et des vitraux historiques retraçant l’histoire du Brésil et de son agriculture.

Ces fameux vitraux – 72 au total – ont été conçu par un artiste russe Conrad Sorgenicht.


Le Mercadão – comme tout le monde l’appelle ici – s’est refait une beauté il y a 4 ans : une mezzanine a été aménagée, avec pleins de bars et de restaurants, le sol a été refait entièrement en granit, les vitraux ont été restaurés, et des nouvelles illuminations ont été installée.

Avant

Après
Aujourd’hui, le Marché Municipal est devenu le point de rencontre des restaurateurs, des traiteurs, gastronomes et amateurs de bons produits. C’est la référence nationale des produits de qualité, que ce soit du poisson, de la viande, des fruits et légumes, ou encore des graines et épices.
Je laisse parler les images…











Mais le marché s’est révélé être un endroit dangereux pour moi :
… tous ces stands plus colorés et attirants les uns que les autres… tous ces parfums de fruits, d’herbes, et d’épices…
Impossible de passer mon chemin sans m’arrêter à chaque stand pour goûter ou pour acheter. Par exemple au stand des épices, je suis reparti avec une bonne dizaine de sachets : cannelle en bâton, clous de girofle, mélange de poivre en grains, anis étoilé…

Mais je ne suis pas le seul. Les gens font la queue pour acheter les fameux sandwichs à la mortadelle ou pastels de morue.
En ce qui me concerne le choix a été vite fait : pastel de morue. Délicieux !

Quanto custam os cravos flor ? = Combien coûtent les clous de girofle ?
janvier 9, 2009 at 1:21
Wenn Du sagst heute nimmst Du den Bus …. dann nehme ich an, Du bist in Brasilia. Plötzlich lese ich, dass der Bürgermeister von Sao Paolo, der in Wirklichkeit aus Rio kommt, in Brasilia den Markt hat bauen lassen ….. Kompliziert !
Wie dem auch sei, was die Liebe zu den Märkten betrifft, da fällt der Apfel nicht weit vom Stamm …. von wem du das wohl hast ???
Übrigens, was machen denn die Brasilianer mit den schwarzen Würsten ???