octobre 2008


São Paulo a tout d’une mégalopole occidentale, mais la langue brésilienne, la végétation, la gastronomie du pays, ainsi que l’ambiance « Amérique latine » lui donnent des contrastes saisissants.

 

J’avais envie de vous faire partager une petite balade photographique au fil des rues de São Paulo .

C’est comme de se promener à New York, sauf qu’il y a des mosaïques multicolores sur les trottoirs, des arbres exotiques, des petites maisonnettes hippies, du soleil et des fuscas.

 

 

Le quartier Moema

 

C’est un quartier plutôt aisé, où habitent les Sejtmans. Les rues ont des noms d’oiseaux, et les immeubles des noms d’écrivains français.

 

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Les arbres d’ornements

 

On est loin des platanes ou des tilleuls. C’est plutôt palmiers, jaracandas, et ipês…

 

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L’université Mackenzie

 

C’est l’université dans laquelle Carol étudie l’architecture. C’est très cosy.

 

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Les petites maisonnettes

 

En plein milieu des gratte-ciels, on peut croiser des petites bâtisses en briques rouges ou des jolies petites maisons colorées.


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La maison hippie

 

Ça c’était un peu LE truc que j’ai surkiffé. Tout n’est pas que stress et travail à São Paulo, et c’est ça qui fait la grosse différence avec la plupart des mégalopoles. Ici, les Golden Boys en costard-cravate cohabitent avec les hippies. Et on peut trouver des maisons de ce type :

 

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Les quartiers pauvres


Tout n’est pas rose à São Paulo : au centre-ville c’est très sale et délabré. Ça ressemble à la Rodoviára de Brasília, mais en pire.

 
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L’Avenida Paulista

 

La grande avenue principale avec tous les gratte-ciels. C’est là qu’on se sent comme à New York. Dans les guides c’est écrit « Les Champs-Elysées de São » mais je ne vois vraiment aucune ressemblance. Surtout quand il fait moche et froid (15°C)…

 

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Le traffic incessant

 

Même de nuit, les artères principales de la ville sont bien remplies.

 

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J’ai choisi le plus pourri des opérateurs téléphoniques

… mais ça je ne pouvais pas le savoir.

 

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Je ne suis resté qu’un jour à Piracicaba, ce qui a néanmoins été suffisant pour assister au scandale

 

Acte 1 : Le musée


D’abord ça commence calmement avec un musée sur l’art primitif. Il y a non seulement Julia et Diane, mais aussi Morgane, une fille de l’Agro qui fait un double diplôme au Brésil.

 

Julia

Julia

Diane

Diane

Morgane

Morgane

 

 

La visite était courte mais très intéressante. Ce que j’ai retenu surtout c’est que c’est très coloré l’art primitif. Et pas si primitif que ça par moment…


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Je ne comprends pas tout mais je crois que c’est normal dans un musée.

 

 

 

Acte 2 : Les caipirinhas

 

Après la visite on s’est assis à la terrasse d’un bar pour discuter un peu. C’est tellement plus génial de se retrouver entre amis à l’autre bout du monde. Ça a quelque chose de surréaliste.

 

« Si on commandait des caipirinhas ? »

 

Et c’est là que les choses se sont corsées.

La première caipirinha est très bien passée. La deuxième aussi. Par contre la troisième…

Puis il a fallu se lever. Et rentrer chez soi (oui, ce sont deux actions différentes qui demandent deux efforts distincts). Le chemin fut long mais j’en garde un excellent souvenir. Merci les filles.

 

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Acte 3 : La coloc des garçons

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Finalement on a décidé de ne pas rentrer tout de suite mais de squatter dans une autre coloc pas très loin (enfin « elles ont décidé » et moi je me suis incrusté). A peine arrivé je me suis affalé sur le canapé et j’ai dormi.

 

Il y a tout un album Facebook qui relate de ce qui s’est passé alors. La seule chose dont je me souvienne c’est qu’on m’ait réveillé et qu’on m’ait dit : « Il faut rentrer maintenant »

 

 

Acte 4 : La capoeira à l’EsalQ

 

Le lendemain a été relax. Au programme de la matinée : visite du campus de l’EsalQ, puis capoeira, puis retour à São Paulo.

Moi comme j’avais bien dormi j’étais réveillé à 9h00 du matin. Par contre les filles…

Finalement on arrive à l’EsalQ vers 11h00. Tout juste le temps de visiter un petit bout de campus, de manger un petit quelque chose à la cafèt et c’est déjà midi, l’heure de leur cours de capoeira.

C’était bien différent de ce que j’avais vu pour l’instant en matière de capoeira mais c’était très sympa en ce lendemain de soirée…

 

15h00 : J’attends le bus.

16h00 : Le bus arrive enfin.

19h00 : J’arrive à São Paulo (il y a eu des embouteillages)

 

 

O que aconteceu ontem ? Conte ! = Que s’est-il passé hier ? Raconte !

piracicaba

 

J’ai profité d’être à São Paulo pour aller rendre visite à Julia et Diane, deux amies de l’Agro qui font leur stage à Piracicaba, à deux heures de route de São Paulo.

 

Piracicaba c’est une petite ville essentiellement étudiante car il y a un gros campus universitaire : l’EsalQ, et 6 autres facultés dont vous trouverez les noms sur le Wikipédia portugais à la rubrique Educação. En dehors de ça c’est une ville plutôt tranquille j’ai trouvé.

 

piracicaba

 

Julia et Diane vivent dans une republica (= coloc) de 7 filles. Si j’ai bien compris, c’est une republica dite « rouge » car elles sont contres les traditions ancestrales de l’intégration, par opposition aux republicas « bleues ».

(Julia et Diane, vous me corrigez si je me trompe…)

 

Pour tout le reste vous pouvez voir leur blog ici

A São Paulo comme à Brasília, j’ai croisé beaucoup de Coccinelles (la voiture, pas l’insecte). Au moins autant que des Renault 19 en France. Sauf qu’ici c’est pas les vieux débris qu’on peut trouver chez nous, c’est des super jolies voitures retapées à neuf avec peinture métallisée.

 

Il y en a de toutes les couleurs, et je dois dire que c’est la classe sous le soleil du Brésil.

 

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Eu adoro as Fuscas daqui = J’adore les Coccinelles d’ici

Forcément une des premières choses que j’ai visité en arrivant à São Paulo c’est Ibirapuera, le grand parc au milieu de la ville.

 


 

Juste pour contrer certains commentaires médisant concernant (je cite) l’ « herbe cramée » de Brasília, je vous ai mis quelques photos de plantes. Désolé pour ceux que ça ennuie.

Heliconia velloziana

Heliconia velloziana

Ficus elastica

Ficus elastica

Artocarpus heterophyllus

Artocarpus heterophyllus

Cycas revoluta

Cycas revoluta


Bougainvillea glabra

Bougainvillea glabra

Jacaranda mimosifolia

Jacaranda mimosifolia






















 

 

 

 

Mais à part des jolies plantes il y a aussi :

  • un pavillon japonais
  • un planétarium
  • un parcours sportif
  • un gymnase
  • des terrains de foot
  • des aires de jeu
  • un grand lac
  • un musée d’art moderne (MAM)
  • un musée d’art contemporain (MAC)
  • un musée sur la culture afro-brésilienne
  • un opéra

 

Le musée afro-brésilien est une merveille mais je n’avais pas le droit de faire des photos.

 

 

 

J’ai donc passé ma journée à me promener dans le parc avec AxElvis. On a même rencontré des canards.

 


 

 

Après 18h le parc se remplit de gens qui viennent faire leur jogging. Pour les brésiliens, marcher c’est déjà un sport en soi.

 

 

 

 


Você não pode tirar fotos = Vous ne pouvez pas prendre de photos

J’ai mangé des cacahuètes à 11500 m. d’altitude.

La vraie raison de mon séjour à São Paulo c’est les fêtes juives, surtout Rosh Hashana et Yom Kippur.

C’est pas un hasard si je suis parti du 29 septembre au 10 octobre


Comme la communauté de Brasília est toute petite et que je ne suis pas certain qu’ils font toutes les fêtes, j’ai préféré aller à São Paulo, la plus grande communauté juive du Brésil.

Du coup mon séjour a fortement été teinté d’une coloration « judaïsme ». Désolé pour ceux qui ne comprennent pas, mais je vais m’étaler sur quelques points marquant.

 

La synagogue

 

J’ai été très bien accueilli dans une synagogue ashkénaze. Etant plutôt de tradition sépharade c’est vrai que je me suis senti perdu par moment.

  • Ils ne font pas les Selihot (Mi El Kamoha, Anenou…)
  • Le rabbin porte un Shtreimel
  • Les enfants du rabbin ont des payos
  • Ils disent toujours « loï loï loï » au milieu des prières
  • Le rabbin fait des blagues pendant l’office

 

Mais comme ils ont été très sympa avec moi ça ne m’a pas empêché de passer de très bonnes fêtes.

En plus c’était la première fois que je montais à la Torah depuis mon arrivée au Brésil.

 

Higienópolis

 

 

Higienópolis c’est le quartier juif de São Paulo. C’est marrant de voire des mézouzot aux portes des maisons en plein milieu de la ville. Ou encore de voire de la viande Kasher dans les supermarchés.

Mehadrin, World's Best Kosher Meat...

Mehadrin, World's Best Kosher Meat...

Une petite synagogue

Une petite synagogue

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Club Hebraica

 

Les « clubs » sont des complexes culturels, sportifs et de loisirs. Le club Hebraica a probablement été créé initialement pour les juifs mais à présent il n’y a pas que des juifs qui le fréquentent.

Le club occupe 54 000 mètres carrés, dans un des quartiers les plus chics de São Paulo : Jardim Paulistano. Il y a un nombre incroyable d’infrastructures hyper modernes.

 

On y trouve :

  • des jolies allées fleuries
  • 14 cours de tennis
  • 2 magnifiques théâtres (le théâtre Arthur Rubinstein avec 522 places et des oeuvres d’art dans les couloirs, et le théâtre Anne Frank avec 252 places et qui peut se transformer en cinéma ou salle de conférence)
  • un gymnase olympique
  • un sauna et un spa
  • un parc aquatique (5 piscines, dont 3 chauffées, une couverte, et une olympique)
  • un centre de fitness (600 mètres carrés avec des équipements modernes et des coachs sportifs)
  • un terrain de footbal
  • 8 gymnases couverts (le Centre Civique Ytzhak Rabin est un des plus grand de São Paulo avec 4200 mètres carrés et peut accueillir jusqu’à 5000 visiteurs pour des compétitions sportives ou des shows artistiques)
  • une mini piste d’athlétisme
  • de nombreux restaurants et snack (dont un Mac Donald’s pas Kasher !)
  • une salle informatique
  • une bibliothèque
  • un centre de jeunesse et de danse
  • 2 salons pour les fêtes, mariages, Bar Mitzva… (le Salon Noble Marc Chagall qui peut accueilir 1000 personnes, et le Salon Adolpho Bloch pour les fêtes de 600 personnes)
  • une synagogue
  • une crèche
  • un centre d’évaluation médico-sportive

 

 

Typiquement le genre de lieu que moi je ne fréquenterais pas.

Joyce et Carol ont un peu insisté pour m’y emmener, et finalement je suis content de l’avoir vu parce que je ne soupçonnais même pas l’existence d’une telle structure.

 

La librairie Sefer

 

Grand lecteur que je suis je me devais d’aller dans une librairie juive.

 

C’était très petit mais j’ai quand même réussi à y passer 2 heures. Il y avait plein de livres très intéressants sur l’immigration juive au Brésil après l’Inquisition en Espagne, au Portugal ou en Italie.

Cingo si tu me lis…

 

 J’en ai aussi profité pour acheter :

  • un sidour en hébreu/portugais
  • une mézouza
  • un kéli
  • une bougie de havdala
  • des bougies de hanoukka

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AxElvis a failli s’acheter une kippa et un talith.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’exposition Terra Santa

 

Au MASP il y avait comme par hasard une exposition sur l’origine des religions en Israël. Donc dans la foulée j’ai réussi à libérer une matinée pour ça.

C’était surtout axé sur le judaïsme et le christianisme, l’islam n’étant apparu que bien plus tard

 

J’ai trouvé que l’exposition manquait un peu de contenu, mais par contre c’était superbe esthétiquement. Il y avait des draps colorés qui pendaient au plafond, ce qui donnait une ambiance Moyen-Orient. Il y avait des symboles bibliques partout, une reconstitution d’une église et d’une synagogue de l’époque, des chandeliers, des croix…

La salle était plongée dans une sorte de pénombre et la faible luminosité éclairait parfaitement les pierres anciennes et les débris de vases. Le tout sur fond de « Yerushalaim shel zahav » à peine audible. Ambiance biblique.

 

Je n’avais pas le droit de faire de photos mais j’ai quand même réussi à faire un cliché des cette galerie de portraits. Ce sont des photos prises à Jérusalem de nos jours, en noir et blanc, mais avec un détail en couleur à chaque fois. Les photos étaient imprimées sur des draps qui semblaient briller d’eux-mêmes. Très joli.

 

Bonus


Juste pour continuer dans le trip « juif », je suis allé voire une expo sur Albert Einstein, et en sortant j’ai vu ça :

 

 

 

 


אם אשכחך ירושלים תשכח ימיני = Jérusalem si je t’oublie, que ma main droite m’oublie.

A São Paulo j’étais invité chez une famille très sympa : les Sejtman.

 

  • Le père, Daniel
  • La mère, Joyce
  • La fille, Carol
  • Le fils, Gabriel
  • La grand-mère maternelle, Mirela
  • Le grand-père paternel, José
  • La grand-mère paternelle, Paulana

 


Joyce

Joyce

Gabriel

Gabriel

 

Carol

Carol

 

Ils ont très bien pris soin de moi. C’est le moins qu’on puisse dire !

J’avais ma chambre, télé, PC, salle de bain (eau chaude ET eau froide… le luxe). Il y avait une employée de maison – très sympa – qui changeait mes draps et qui lavait mes vêtements. 

Mais surtout, la famille a été incroyablement accueillante : j’ai tout de suite été inclus dans le cercle familial parce qu’ils ont tout fait pour me mettre à l’aise.

 

Bonus :

Il me payaient absolument tout. Les trajets en bus, les entrées au musée, les restaurants, les boîtes de nuit…

 

Le jour de mon départ, Joyce ma même laissé un Pão de mel sur mon bureau « pour la route »…

 

 

Vou ficar com saudades de vocês = Vous allez me manquer

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