Diary


Après une jolie journée de stress et de travail, je reçois un appel de Nashira qui me propose de sortir manger une crêpes pour fêter mon anniversaire.

C’était exactement ce dont j’avais besoin.

 

Merci Nashira & Ellen

(je sais que vous lisez mon blog)

 

Arrivé à la crêperie, il y avait aussi Ellen, Mirza, Dalila, et la mère de Nashira. J’ai passé une excellente soirée, en mettant de côté les quelques soucis que j’avais eu ces derniers temps et qui m’ont beaucoup préoccupé. Et AxElvis a beaucoup apprécié la crêpe au saumon/brie

 

crepe-saumon-brie

 

 

Pode escolher um crepe de graça = Tu peux choisir une crêpe gratuite

Tout a commencé avec un léger mal de crâne le vendredi matin. Rien de grave.

 

Puis, dans la nuit du vendredi au samedi, je souffre le martyre : gros gros mal de tête, fièvre, toux sèche, je n’arrive plus à respirer. Bonus : à chaque fois que j’avale ma salive j’ai l’impression d’avaler un hérisson.

Je pleure au fond de mon lit. Seul.

Au bout d’un moment je n’en peux plus et je vais dans la salle de bain pour voir ce que j’ai au fond de la gorge : ma luette à triplé de volume !


luette

Luette normal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. Luette malade

 

Malgré le fait que ça soit Chabbat, je décide d’appeler mon assurance maladie pour prendre rendez-vous avec le médecin d’urgence.

Je sors donc dans la rue avec mon ordinateur pour capter le WiFi des voisins (le mien ne fonctionne pas), et je me retrouve en caleçon à 3 heures du matin au milieu de la rue en train d’utiliser Skype.

Mais voilà qu’un nouveau problème survient : alors que je viens de réussir à entrer en contact avec mon assurance en France, je me rends compte que je n’arrive pas à parler !

Seule solution : aller embêter mon maître de stage qui habite juste à côté. Mais comme je suis poli, je vais attendre 7h du matin.

 

Après 4 heures de souffrance supplémentaire, je me rends chez Jaime. Je sonne. Il ouvre la porte à moitié endormi. J’ouvre la bouche et je pointe du doigt ma luette parce que je n’arrive toujours pas à parler.

Et là, il se mets à rire ! (Normal, j’aurais fait pareil à sa place)

Il pense que c’est une réaction allergique et m’emmène dans un hôpital public gratuit parce que sinon c’est super cher. J’attends 2 heures dans une salle d’attente avant que Jaime me dise que Francis – le mari de Laila – est médecin et qu’il peut peut-être m’aider.

 

On va donc chez Francis, qui me prends immédiatement entre deux consultations. Il me dit que c’est une « amygdalite à plaques blanches » et me prescrit des antibiotiques.

Jaime me raccompagne chez moi. En passant par une pharmacie j’achète les antibiotiques, ainsi que des anti-inflammatoires et des yaourts (allez on y croit !)

 medicaments

Malheureusement, le samedi soir la situation ne s’est pas améliorée et je me vois mal repasser une nuit dans les mêmes conditions. Je me rends à nouveau chez mon maître de stage, et je lui fait comprendre que j’ai une assurance maladie en France qui me rembourse tous les frais médicaux (tout ça sans parler !).

Jaime les appelle et convient un rendez-vous avec un hôpital privé le soir même. Heureusement que mon maître de stage parle français ET portugais !…

Puis il m’y emmène et reste avec moi pour expliquer la situation au médecin. Celui-ci examine ma gorge 5 secondes et me dit : « allergie ». Jaime est content, il avait vu juste. Le médecin ajoute qu’il a déjà vu des gens s’étouffer avec leur luette à cause d’une allergie, et fini par me demander : « Vous avez mangé quelque chose de nouveau ces derniers temps ? »

 

Et là c’est moi qui rigole : Je suis au Brésil ! Je mange des trucs nouveaux TOUS LES JOURS.


Agua de coco

Água de coco

Pamonha

Pamónha

 

 

 

 

 

 

 

Açai

Açai

Caju

Caju

 

 

 

 

 

 

 

 

Bref, je vais en salle de traitement où je reçois une piqûre dans les fesses ! Aïe ! ça fait mal ! Moi qui croyais que c’était seulement dans les films…

 

Deux heures plus tard ça va déjà mieux. J’ai toujours un luette énorme mais je n’ai plus mal à la tête, plus de fièvre, et j’arrive à parler lentement. Jaime me raccompagne chez moi et je vais me coucher.

 

Le lendemain matin, ça va toujours pas mieux que la veille. Je vais voir Francis, qui me confirme son diagnostique : en plus de l’allergie, j’ai une « amygdalite de cheval ». Il me conseille de prendre les antibiotiques et les anti-inflammatoires qu’il m’a prescrit en attendant que la luette désenfle toute seule.

 

[...]

 

Finalement, il m’a fallu une semaine pour que la luette retrouve sa taille normale, et un mois pour arrêter de tousser. J’ai bien morflé.

 

 

 

Ainda não melhorou a sua garganta ? = Ça ne s’est toujours pas amélioré ta gorge ?

Juste pour faire plaisir à ma maman, je mets des photos de flamboyant pour qu’elle voit à quoi ça ressemble.

 

flamboyant-1

flamboyant-2flamboyant-3

 

Une fois, j’ai fait une sieste dans les branches d’un flamboyant, et un oiseau s’est posé sur moi. C’était pas long (ça a dû durer 5 secondes au maximum) mais c’était suffisant pour que je le raconte à tout le monde.

 

 

O flamboyant é meu arvore preferido = Le flamboyant est mon arbre préféré

Comme je vous l’avais déjà écrit avant, l’appartement dans lequel je vis appartient au campus de l’université. Il sert à accueillir des professeurs et des doctorants de passage, pour des périodes courtes la plupart du temps (2 ou 3 jours). Je suis le seul qui reste 6 mois.

 

Parmi toutes les personnes qui ont transité dans cet appartement, il y en a 2 qui sont restées un peu plus longtemps (3mois) et que j’ai eu l’occasion de mieux connaître : Karluçio et Frederico


 

Moi, Karluçio et Frederico

Moi, Karluçio et Frederico

 

 

Karluçio est un jeune professeur de physique non titulaire. Il bosse beaucoup pour préparer ses cours et corriger les copies de ses élèves, et est payé un salaire de misère. Il se plaint tout le temps de sa vie, ce qui fait beaucoup rire Frederico.

 

Frederico, c’est un thésard argentin en sociologie. Il est venu à Brasília pour passer plein d’entretiens avec les politiques brésiliens sur la condition des ouvriers au Brésil. Un jour sur deux il rencontre un ministre, un député, un délégué syndical… Et le reste du temps, il le passe à préparer ses entretiens. Il passe des nuits entières assis à la table du salon, en buvant du maté (bah oui : c’est un argentin) et en griffonnant des trucs illisibles sur des petits bout de papier déjà bien remplis.

 

argentin-1argentin-2

 

 

Il parle très fort, avec un accent argentin très prononcé que même moi j’arrive à reconnaître. Et quand il ne connaît pas un mot en brésilien, il le dit en espagnol d’un air naturel en espérant que je ne m’en rend pas compte.

Ce qu’il y a de très marrant chez lui, c’est qu’il a des idées néo-communistes révolutionnaires (Che Guevara) et que quand tu le lances sur un sujet politique, il ne s’arrête plus.

 

En plus il a un humour cynique que j’aime beaucoup. Il envoie des jolies vannes sur Karluçio ou sur moi quand je fais Chabbat. Mais toujours avec un grand sourire aux lèvres.

 

Par exemple, il entend le bruit de l’eau dans la cuisine et sort de sa chambre :

« Que vois-je… tu fais la vaisselle ? Mais c’est Chabbat ! T’as pas le droit de faire ça… Je croyais que t’a pas le droit de travailler… Alors comme ça tu touches pas à la lumière, mais tu fais la vaisselle…

… En fait tu fais un peu ce qui t’arrange… »

 

Ou encore, quand il me voit en train de manger mon repas de Chabbat que j’ai soigneusement préparé alors qu’il a passé la journée devant sont ordinateur à préparer ses entretiens :

« Moi aussi je veux devenir juif !… T’es jamais au labo… tu passes un jour par semaine à ne rien faire à part manger et dormir… et tu passes un jour entier à cuisiner pour préparer ce jour… Si on rajoute le dimanche, ça fait trois jours par semaine sans aller au labo.

… Et ça c’est les semaines tranquilles… parce que quand il y a des fêtes juives… tu passes la semaine entière à manger et dormir ! »

 

« J’ai une nouvelle religion : je ne peux travailler que entre le dimanche soir 11h et le lundi matin 8h. T’en penses quoi ? »

 

A 3h du matin, assis à la table du salon, caché derrière des piles de livres, les yeux fatigués après 10h de boulot, et qu’il me voit revenir d’une soirée dans un club de samba :

« J’adore ta vie ! Tu sors tous les soirs avec les filles de ton labo, je t’ai jamais vu travailler, tu passes ton temps à cuisiner… et après tu te prends un jour par semaine pour te reposer de tout ça… C’est normal que tu sois toujours de bonne humeur. »

 

« Par contre, j’aime pas du tout la vie de Karluçio… Sa vie c’est de la merde… et au lieu d’essayer de changer les choses, il passe son temps à se plaindre. »

 

Et c’est à ce moment que Karluçio débarque, et que Federico se tourne vers lui :

 « Karluçio t’as vraiment une vie de merde. »

 

Parmi tant de monologues hilarants de l’Argentin concernant le Brésil et les brésiliens, j’adorais sa réponse lorsqu’on abordait le sujet des filles :

« C’est normal que je sois célibataire : je passe mon temps à faire des entretiens avec des politiciens, vieux et gros. Comment veux-tu que je rencontre quelqu’un ?… Alors que toi tu sors tous les soirs avec une dizaine de jolies filles… et pas toujours les mêmes !

… J’aurais dû faire pharmacie… »

 


Bref, il adore commenter.

Mais du coup on est devenu très amis, et j’ai même réussi à avoir quelques discussions sérieuses avec lui. C’est quelqu’un de très intéressant et très intelligent.

 

Sinon, mis à part Karluçio et l’Argentin, j’ai vu défiler toutes sortes de personnes. Une fois, il y a même eu deux sourds-muets qui ont débarqués pour quelques jours.

Il lisaient sur les lèvres et ils nous ont appris quelques rudiments du langage des signes brésilien. C’était très intéressant.

 

sourds-muets

 

 

O Argentino é muito ingrassada = L’Argentin est très marrant

anniv-melul

Le 15 octobre c’était l’anniversaire d’Abraham MELUL.

 

Abraham MELUL c’est un juif marocain de l’ACIB. Et comme moi aussi j’ai l’habitude de faire les prières selon le rite marocain, eh bien on est devenu amis. Il m’a montré les chants qu’ils connaît, et je lui ai montré ceux que moi je connais : le rite ne change pas beaucoup entre la France et le Brésil.

 

Donc le 15 au soir, à la sortie du deuxième soir de Sukkot, on a fêté l’anniversaire d’Abraham… sous la Sukka. Et comme ça n’était plus Yom Tov j’ai pu faire des photos avec un peu tout le monde pour que vous puissiez avoir une idée des juifs de Brasília.

 

Vivienne LANDWEHR, présidente

Vivienne LANDWEHR, présidente

Felippe UNGIEROWICZ

Felippe UNGIEROWICZ, trésorier

Leslie SASSON, petite amie d'Abraham

Leslie SASSON, petite amie d'Abraham

 

abrahamEt…

 

 

 

 

Abraham

MELUL

lui-même

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Você é maroquino ? Um judeo de verdade ! = Tu es marocain ? Un vrai juif !

Je ne vous avais pas dit, mais mon voyage à Pirenópolis a été un gros coup de chance. En effet, si on regarde bien le calendrier juif on peut voire que ça tombe en plein milieu d’une fête juive : Sukkot.

souccot

 

Heureusement pour moi le symposium ne s’est pas déroulé pendant Yom Tov (un des jours encadrés en rouge) sinon je n’aurais pas pu voyager.

 

Donc mon mois d’octobre a connu peu de temps morts.

  • 29 septembre au 10 octobre : Voyage à São Paulo
  • 10 octobre au soir : Chabbat
  • 12 octobre : Préparation de ma présentation Powerpoint du lundi
  • 13 octobre matin : Présentation orale (en portugais !) au labo
  • 13 octobre au soir : Premier jour de Sukkot
  • 14 octobre au soir : Deuxième jour de Sukkot
  • 16 octobre au 19 octobre : Voyage à Pirenopólis
  • 20 octobre au soir : Shmini Atzeret
  • 21 octobre au soir : Simchat Tora
  • 23 octobre matin : Retour au labo

 

L’occasion pour moi de vous raconter brièvement Sukkot.

Pour ceux qui ne connaissent pas (et ils sont nombreux) Sukkot c’est la fête des cabanes. Donc à l’ACIB ils ont construit une cabane à côté de la synagogue, et comme c’est le genre d’événement qui attire plein de monde, on a même réussi à organiser un office du matin dans la cabane, et à sortir la Torah !

 

soucca

 

Puis, chacun a fais la prière sur le loulav :

 

loulav-enfantloulav-vieille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais surtout, c’était la première fois que je montais à la Torah depuis que je suis au Brésil… (hyper émouvant)

 

montee-torah

 

Puis il y a eu Shmini Atzeret et Simchat Tora.

Il ne s’est pas passé grand chose pendant Shmini Atzeret, mais par contre, pendant Simchat Tora, il y a eu assez de monde pour sortir TOUS les rouleaux de la Torah et danser avec. C’est beaucoup moins impressionnant que ce que j’ai l’habitude de voire dans ma petite synagogue de Ris-Orangis en banlieue parisienne, mais c’est déjà considérable pour la communauté de Brasília.

simhat-torah-1simhat-torah-2

 

L’avantage c’est comme ils ne sont pas très religieux, ils prennent des photos pendant les fêtes juives (chose complètement impensable à Ris-Orangis). Du coup j’ai des photos de moi qui danse avec la Torah.

Collector !

moi-torah

 

 

A gente almoça junto na Sukka = On déjeune ensemble dans la Sukka

Entre deux conférences ont s’est fait plaisir sur les cascades. Faut savoir que dans les alentours de Pirenópolis il n’y a pas moins de 16 cascades.

 

Le poids des mots cède la place au choc des images…

 

cascade-1

en-cercle

 

canard-sur-rocher

pin-upcascade-2

 

roi-du-monde

 

Les Brésiliens faisant des churrascos partout et tout le temps, il est nécessaire de signaler les endroits où c’est interdit. Ici par exemple :

 

churrasco-proibido

 

 

Vamos pra uma outra cachoeira ! = Allons à une autre cascade !

Comme c’était très cher de loger dans la Pousada dos Pireneus, on a préféré loger dans un pousada moins chère : la Pousada Betta.

 

betta-1

 

Une pousada, c’est une petite auberge typique, avec piscine et petit-déjeuner. A Pirenópolis, une maisonnette sur deux est une pousada. Il y a plusieurs chambres doubles à louer, mais comme on a privatisé l’auberge entière rien que pour les étudiants du labo de pharmacognosie, ça donnait une très bonne ambiance générale.

 

Le soir on sortait tous ensemble en ville pour un restau, puis un bar. Et après on se retrouvait tous dans la piscine de la Pousada Betta pour un bain de minuit avec un peu de musique et de bière pour les survivants… Tel était notre quotidien à Pirenópolis.

 

betta-2

 

On appelait ça le « club très privé de la PPB » (Piscina da Pousada Betta)

 

 

Tudo junto e misturado… = Tous ensembles et mélangés…

jessica-symposium

 

 

La raison officielle de mon séjour à Pirenópolis c’est un symposium de 3 jours sur la pharmacognosie, c’est-à-dire sur les plantes médicinales.

 

 

Alors que tout le monde vient pour la ville et pour les cascades moi j’insiste pour assister aux conférences qui m’intéressent même si elles sont au milieu de l’après-midi et qu’il fait super beau. Exemples :

  • Tisane de Quassia amara : une recette de grand-mère contre le paludisme
  • Valorisation des plantes médicinales
  • Accès légal à la biodiversité et aux connaissances traditionnelles
  • Potentiel des résines de Burseraceae
  • Isolement et identification des tanins
  • Préserver et valoriser les pantes médicinales et les savoirs régionaux en Guyane française : trente ans de recherche

I’m lovin it


symposium

 

Grosse représentativité des français à travers le CNRS et l’IRD en Guyane ! Dans le rapport il y a même une photo de tous les français qui ont “fait l’honneur de venir” :

 

O Simpósio registrou o empenho e o sucesso dos palestrantes franceses quem se expressarem em idioma português

O Simpósio registrou o empenho e o sucesso dos palestrantes franceses quem se expressarem em idioma português

 

Le symposium se déroulait dans la plus grande et la plus belle Pousada (= auberge) de la ville : la Pousada dos Pireneus. Le soir il y avait même un cocktail sur une terrasse avec vue sur la piscine et musique live.

 

cocktailtable

 

Il y avait des serveurs qui venaient sans cesse remplir ton verre alors que t’as même pas fini, ou te proposer des amuse-bouches pour aller avec le champagne. Du coup j’en connais qui se sont un peu laissés aller.

ellen-champagne

 

Au milieu de la soirée, ils ont pris AxElvis et lui ont fait faire plein de trucs contre son gré…

...noyé dans le vin blanc...

...noyé dans le vin blanc...

...pendu au collier de Polyana...

...pendu au collier de Polyana...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moi je ne contrôlais plus rien. J’ai tenté de négocier pour récupérer AxElvis mais ça n’a pas marché.

 

 

Eu quero assistir a palestra dele = Je veux assister à sa présentation

Il y a toujours quelques surprises quand on s’absente 10 jours et qu’on revient :

  • La compagnie aérienne dont je tairais le nom a perdu mes ciseaux et mon compas (qui devaient voyager à part parce que trop dangereux…)
  • Il a plu 2 fois à Brasília en mon absence, et ça a suffit pour que tout devienne verdoyant et fleuri. C’est une « autre Brasília » comme dit Hugo. Le soleil brille toujours aussi fort dans le ciel sans nuage. Il fait bon de revenir.
  • Il y a un bruit assourdissant dans les arbres. Hugo me dit que ce sont des cigales mais c’est tellement bruyant que j’ai du mal à le croire
  • J’avais laissé du couscous et une pastèque dans le frigo pour mes colocs. Ils n’y ont pas touché et ça a pourri. Dommage.
  • Avant de partir j’avais un rideau de douche dégueulasse mais ils ont fait des travaux. A présent j’ai une jolie cabine de douche toute neuve.

 

Je suis sûr que cet article vous a beaucoup intéressé.

 

 

Tem mofo na melancia = Il y a de la moisissure sur la pastèque

Page suivante »