Diary


On m’avait prévenu : São Paulo a une des nuits les plus agitées au monde.

Fêtes juives oblige, j’ai pas passé plus de soirées à la synagogue qu’en boîte de nuit. Mais je vous rassure, j’ai quand même eu l’occasion de sortir un peu avec Carol et ses amies.

 

Restau

São Paulo fourmille de restaurants Kasher, du coup j’en en ai profité pour manger de la viande. Qui aurait cru que manger de la viande me procure un tel plaisir ?…

 

Bar

bar-SP-2

 

Pour bien digérer la viande, rien de mieux qu’un (ou deux ?) bon cocktail. Trop dur de choisir entre cachaça/orange/ananas/maracuja ou vodka/kiwi/acérola. Et la carte n’est pas exhaustive : toutes les combinaisons sont possibles, il suffit de demander.

 

 

 

AxElvis, star de la soirée

AxElvis, star de la soirée

 

Boîte de nuit

A une heure du matin, toujours pas fatigués. Heureusement, ça ne sont pas les boîtes de nuit qui manquent à São Paulo ! Bon… a priori les boîtes de nuit c’est pas trop mon truc… mais c’est pas moi qui en a eu l’idée. Carol décide, moi je suis.

 

boite-de-nuit-SP

 

Finalement c’était plutôt sympa (quoiqu’un peu cher). Un peu déçu cependant de découvrir que les Brésiliens dansent sur les mêmes musiques que nous, de la même façon que nous.

Par contre il ne connaissent pas encore la tektonik, ce qui m’a permis de montrer mes talents de tektonik-killer (c’est comme ça qu’on dit ?)

 

 

São Paulo tem uma noite muita agitade = São Paulo a une nuit très agitée.

J’adore les marchés. A chaque fois que je voyage j’essaye de connaître le marché de la ville où je me trouve. Je suis d’avis que pour connaître vraiment une ville il y a certaines choses à faire absolument comme :

  • Prendre les transports en commun
  • Connaître le marché municipal
  • S’asseoir à la terrasse d’un café et observer les gens qui passent

Pour moi, ce sont 3 moments où je me sens presque comme un natif.

 

Aujourd’hui je décide de prendre le bus pour me rendre au marché. Il n’y a absolument rien d’exceptionnel à cela, mis à part le fait que je me suis rendu compte que mon portugais était assez bon pour avoir réussi à prendre le bon bus du premier coup.

bus-1

bus-3

 

J’arrive au centre-ville. Je descends la rue 25 de Março.

o-rappa

 

Alors ça c’est un endroit qui envoie du lourd ! C’est une rue piétonne très large, en pente, hyper peuplée et bruyante, avec un nombre incalculable de vendeurs à la sauvette… dont plus de la moitié sont illégaux.

 

Dès que la police arrive, on en voit beaucoup qui rangent rapidement leur marchandise et s’enfuient en courant… pour réapparaître 5 minutes plus tard, au même endroit, avec leur marchandise joliment déballée devant eux.

 

Bem-vindo ao Brasil !

 

25-marco

 

Marcher à travers cette foule relève presque du safari, mais j’arrive finalement à me frayer un passage jusqu’à ma destination : le Marché Municipal, symbole de la diversité culinaire du pays.

 

mercado-municipal

 

En 1924, le maire de São Paulo, José Pires do Rio, a fait construire le Marché Municipal afin de remplacer le vieux marché de la rua 25 de Março, peu organisé. Pour cela il a fait appel à l’architecte portugais Francisco de Paulo Ramos de Azvedo (oui, ils ont des noms très longs au Brésil) et de Felisberto Ranzini pour les façades.

Le style rappelle un style très en vogue en Europe à l’époque : de grandes colonnes internes et externes, de grands pans de verrière, et des vitraux historiques retraçant l’histoire du Brésil et de son agriculture.

 

vitrail

 

Ces fameux vitraux – 72 au total – ont été conçu par un artiste russe Conrad Sorgenicht.

 

vitrail-1

vitrail-2

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Mercadão – comme tout le monde l’appelle ici – s’est refait une beauté il y a 4 ans : une mezzanine a été aménagée, avec pleins de bars et de restaurants, le sol a été refait entièrement en granit, les vitraux ont été restaurés, et des nouvelles illuminations ont été installée.

 

Avant

Avant

Après

Après

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, le Marché Municipal est devenu le point de rencontre des restaurateurs, des traiteurs, gastronomes et amateurs de bons produits. C’est la référence nationale des produits de qualité, que ce soit du poisson, de la viande, des fruits et légumes, ou encore des graines et épices.

Je laisse parler les images…

 

pasteques

clementines

 

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tabac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mm-bacalhau

 

noix

feves

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mm-grains

 

huilesolives

 

Mais le marché s’est révélé être un endroit dangereux pour moi :

… tous ces stands plus colorés et attirants les uns que les autres… tous ces parfums de fruits, d’herbes, et d’épices…

 

Impossible de passer mon chemin sans m’arrêter à chaque stand pour goûter ou pour acheter. Par exemple au stand des épices, je suis reparti avec une bonne dizaine de sachets : cannelle en bâton, clous de girofle, mélange de poivre en grains, anis étoilé…

 

poivres

 

Mais je ne suis pas le seul. Les gens font la queue pour acheter les fameux sandwichs à la mortadelle ou pastels de morue.

En ce qui me concerne le choix a été vite fait : pastel de morue. Délicieux !

 pastel


 

Quanto custam os cravos flor ? = Combien coûtent les clous de girofle ?

Je ne suis resté qu’un jour à Piracicaba, ce qui a néanmoins été suffisant pour assister au scandale

 

Acte 1 : Le musée


D’abord ça commence calmement avec un musée sur l’art primitif. Il y a non seulement Julia et Diane, mais aussi Morgane, une fille de l’Agro qui fait un double diplôme au Brésil.

 

Julia

Julia

Diane

Diane

Morgane

Morgane

 

 

La visite était courte mais très intéressante. Ce que j’ai retenu surtout c’est que c’est très coloré l’art primitif. Et pas si primitif que ça par moment…


fete

touche

 

 

Je ne comprends pas tout mais je crois que c’est normal dans un musée.

 

 

 

Acte 2 : Les caipirinhas

 

Après la visite on s’est assis à la terrasse d’un bar pour discuter un peu. C’est tellement plus génial de se retrouver entre amis à l’autre bout du monde. Ça a quelque chose de surréaliste.

 

« Si on commandait des caipirinhas ? »

 

Et c’est là que les choses se sont corsées.

La première caipirinha est très bien passée. La deuxième aussi. Par contre la troisième…

Puis il a fallu se lever. Et rentrer chez soi (oui, ce sont deux actions différentes qui demandent deux efforts distincts). Le chemin fut long mais j’en garde un excellent souvenir. Merci les filles.

 

cuites

 

 

Acte 3 : La coloc des garçons

endormi

 

Finalement on a décidé de ne pas rentrer tout de suite mais de squatter dans une autre coloc pas très loin (enfin « elles ont décidé » et moi je me suis incrusté). A peine arrivé je me suis affalé sur le canapé et j’ai dormi.

 

Il y a tout un album Facebook qui relate de ce qui s’est passé alors. La seule chose dont je me souvienne c’est qu’on m’ait réveillé et qu’on m’ait dit : « Il faut rentrer maintenant »

 

 

Acte 4 : La capoeira à l’EsalQ

 

Le lendemain a été relax. Au programme de la matinée : visite du campus de l’EsalQ, puis capoeira, puis retour à São Paulo.

Moi comme j’avais bien dormi j’étais réveillé à 9h00 du matin. Par contre les filles…

Finalement on arrive à l’EsalQ vers 11h00. Tout juste le temps de visiter un petit bout de campus, de manger un petit quelque chose à la cafèt et c’est déjà midi, l’heure de leur cours de capoeira.

C’était bien différent de ce que j’avais vu pour l’instant en matière de capoeira mais c’était très sympa en ce lendemain de soirée…

 

15h00 : J’attends le bus.

16h00 : Le bus arrive enfin.

19h00 : J’arrive à São Paulo (il y a eu des embouteillages)

 

 

O que aconteceu ontem ? Conte ! = Que s’est-il passé hier ? Raconte !

A São Paulo comme à Brasília, j’ai croisé beaucoup de Coccinelles (la voiture, pas l’insecte). Au moins autant que des Renault 19 en France. Sauf qu’ici c’est pas les vieux débris qu’on peut trouver chez nous, c’est des super jolies voitures retapées à neuf avec peinture métallisée.

 

Il y en a de toutes les couleurs, et je dois dire que c’est la classe sous le soleil du Brésil.

 

fusca-1fusca-2

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Eu adoro as Fuscas daqui = J’adore les Coccinelles d’ici

Forcément une des premières choses que j’ai visité en arrivant à São Paulo c’est Ibirapuera, le grand parc au milieu de la ville.

 


 

Juste pour contrer certains commentaires médisant concernant (je cite) l’ « herbe cramée » de Brasília, je vous ai mis quelques photos de plantes. Désolé pour ceux que ça ennuie.

Heliconia velloziana

Heliconia velloziana

Ficus elastica

Ficus elastica

Artocarpus heterophyllus

Artocarpus heterophyllus

Cycas revoluta

Cycas revoluta


Bougainvillea glabra

Bougainvillea glabra

Jacaranda mimosifolia

Jacaranda mimosifolia






















 

 

 

 

Mais à part des jolies plantes il y a aussi :

  • un pavillon japonais
  • un planétarium
  • un parcours sportif
  • un gymnase
  • des terrains de foot
  • des aires de jeu
  • un grand lac
  • un musée d’art moderne (MAM)
  • un musée d’art contemporain (MAC)
  • un musée sur la culture afro-brésilienne
  • un opéra

 

Le musée afro-brésilien est une merveille mais je n’avais pas le droit de faire des photos.

 

 

 

J’ai donc passé ma journée à me promener dans le parc avec AxElvis. On a même rencontré des canards.

 


 

 

Après 18h le parc se remplit de gens qui viennent faire leur jogging. Pour les brésiliens, marcher c’est déjà un sport en soi.

 

 

 

 


Você não pode tirar fotos = Vous ne pouvez pas prendre de photos

La vraie raison de mon séjour à São Paulo c’est les fêtes juives, surtout Rosh Hashana et Yom Kippur.

C’est pas un hasard si je suis parti du 29 septembre au 10 octobre


Comme la communauté de Brasília est toute petite et que je ne suis pas certain qu’ils font toutes les fêtes, j’ai préféré aller à São Paulo, la plus grande communauté juive du Brésil.

Du coup mon séjour a fortement été teinté d’une coloration « judaïsme ». Désolé pour ceux qui ne comprennent pas, mais je vais m’étaler sur quelques points marquant.

 

La synagogue

 

J’ai été très bien accueilli dans une synagogue ashkénaze. Etant plutôt de tradition sépharade c’est vrai que je me suis senti perdu par moment.

  • Ils ne font pas les Selihot (Mi El Kamoha, Anenou…)
  • Le rabbin porte un Shtreimel
  • Les enfants du rabbin ont des payos
  • Ils disent toujours « loï loï loï » au milieu des prières
  • Le rabbin fait des blagues pendant l’office

 

Mais comme ils ont été très sympa avec moi ça ne m’a pas empêché de passer de très bonnes fêtes.

En plus c’était la première fois que je montais à la Torah depuis mon arrivée au Brésil.

 

Higienópolis

 

 

Higienópolis c’est le quartier juif de São Paulo. C’est marrant de voire des mézouzot aux portes des maisons en plein milieu de la ville. Ou encore de voire de la viande Kasher dans les supermarchés.

Mehadrin, World's Best Kosher Meat...

Mehadrin, World's Best Kosher Meat...

Une petite synagogue

Une petite synagogue

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Club Hebraica

 

Les « clubs » sont des complexes culturels, sportifs et de loisirs. Le club Hebraica a probablement été créé initialement pour les juifs mais à présent il n’y a pas que des juifs qui le fréquentent.

Le club occupe 54 000 mètres carrés, dans un des quartiers les plus chics de São Paulo : Jardim Paulistano. Il y a un nombre incroyable d’infrastructures hyper modernes.

 

On y trouve :

  • des jolies allées fleuries
  • 14 cours de tennis
  • 2 magnifiques théâtres (le théâtre Arthur Rubinstein avec 522 places et des oeuvres d’art dans les couloirs, et le théâtre Anne Frank avec 252 places et qui peut se transformer en cinéma ou salle de conférence)
  • un gymnase olympique
  • un sauna et un spa
  • un parc aquatique (5 piscines, dont 3 chauffées, une couverte, et une olympique)
  • un centre de fitness (600 mètres carrés avec des équipements modernes et des coachs sportifs)
  • un terrain de footbal
  • 8 gymnases couverts (le Centre Civique Ytzhak Rabin est un des plus grand de São Paulo avec 4200 mètres carrés et peut accueillir jusqu’à 5000 visiteurs pour des compétitions sportives ou des shows artistiques)
  • une mini piste d’athlétisme
  • de nombreux restaurants et snack (dont un Mac Donald’s pas Kasher !)
  • une salle informatique
  • une bibliothèque
  • un centre de jeunesse et de danse
  • 2 salons pour les fêtes, mariages, Bar Mitzva… (le Salon Noble Marc Chagall qui peut accueilir 1000 personnes, et le Salon Adolpho Bloch pour les fêtes de 600 personnes)
  • une synagogue
  • une crèche
  • un centre d’évaluation médico-sportive

 

 

Typiquement le genre de lieu que moi je ne fréquenterais pas.

Joyce et Carol ont un peu insisté pour m’y emmener, et finalement je suis content de l’avoir vu parce que je ne soupçonnais même pas l’existence d’une telle structure.

 

La librairie Sefer

 

Grand lecteur que je suis je me devais d’aller dans une librairie juive.

 

C’était très petit mais j’ai quand même réussi à y passer 2 heures. Il y avait plein de livres très intéressants sur l’immigration juive au Brésil après l’Inquisition en Espagne, au Portugal ou en Italie.

Cingo si tu me lis…

 

 J’en ai aussi profité pour acheter :

  • un sidour en hébreu/portugais
  • une mézouza
  • un kéli
  • une bougie de havdala
  • des bougies de hanoukka

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AxElvis a failli s’acheter une kippa et un talith.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’exposition Terra Santa

 

Au MASP il y avait comme par hasard une exposition sur l’origine des religions en Israël. Donc dans la foulée j’ai réussi à libérer une matinée pour ça.

C’était surtout axé sur le judaïsme et le christianisme, l’islam n’étant apparu que bien plus tard

 

J’ai trouvé que l’exposition manquait un peu de contenu, mais par contre c’était superbe esthétiquement. Il y avait des draps colorés qui pendaient au plafond, ce qui donnait une ambiance Moyen-Orient. Il y avait des symboles bibliques partout, une reconstitution d’une église et d’une synagogue de l’époque, des chandeliers, des croix…

La salle était plongée dans une sorte de pénombre et la faible luminosité éclairait parfaitement les pierres anciennes et les débris de vases. Le tout sur fond de « Yerushalaim shel zahav » à peine audible. Ambiance biblique.

 

Je n’avais pas le droit de faire de photos mais j’ai quand même réussi à faire un cliché des cette galerie de portraits. Ce sont des photos prises à Jérusalem de nos jours, en noir et blanc, mais avec un détail en couleur à chaque fois. Les photos étaient imprimées sur des draps qui semblaient briller d’eux-mêmes. Très joli.

 

Bonus


Juste pour continuer dans le trip « juif », je suis allé voire une expo sur Albert Einstein, et en sortant j’ai vu ça :

 

 

 

 


אם אשכחך ירושלים תשכח ימיני = Jérusalem si je t’oublie, que ma main droite m’oublie.

A São Paulo j’étais invité chez une famille très sympa : les Sejtman.

 

  • Le père, Daniel
  • La mère, Joyce
  • La fille, Carol
  • Le fils, Gabriel
  • La grand-mère maternelle, Mirela
  • Le grand-père paternel, José
  • La grand-mère paternelle, Paulana

 


Joyce

Joyce

Gabriel

Gabriel

 

Carol

Carol

 

Ils ont très bien pris soin de moi. C’est le moins qu’on puisse dire !

J’avais ma chambre, télé, PC, salle de bain (eau chaude ET eau froide… le luxe). Il y avait une employée de maison – très sympa – qui changeait mes draps et qui lavait mes vêtements. 

Mais surtout, la famille a été incroyablement accueillante : j’ai tout de suite été inclus dans le cercle familial parce qu’ils ont tout fait pour me mettre à l’aise.

 

Bonus :

Il me payaient absolument tout. Les trajets en bus, les entrées au musée, les restaurants, les boîtes de nuit…

 

Le jour de mon départ, Joyce ma même laissé un Pão de mel sur mon bureau « pour la route »…

 

 

Vou ficar com saudades de vocês = Vous allez me manquer

Dire qu’il a fallu que j’aille jusqu’à Brasília pour assister à un concert de musique classique !

 

Concert

 

Mon portugais s’améliore de jour en jour, mais je ne me voyais pas pour autant aller à une pièce de théâtre. Alors quand Nashira et Ellen m’ont proposé d’aller à un concert gratuit de l’orchestre symphonique du Théâtre National Claudio Santoro, je me suis dit que ça serait une bonne alternative. Je ne sais pas du tout ce que c’est un orchestre symphonique (c’est quoi la différence avec un orchestre philarmonique par exemple ?) mais pourquoi pas…

 

 

Verdict :  la musique classique ça me dépasse complètement.

(J’ai été rassuré d’apprendre que Nashira et Ellen aussi ça les dépasse. Au moins on a essayé)

 

 

Sushis

 

Pour se consoler, on est allé au restau japonais : sushis « all you can eat » pour 50 $Reals (environ 20 €).

Là au moins pas besoins de 10 ans de solfège pour apprécier la prestation : moi j’ai presque 22 ans d’entraînement stomacal et j’étais en pleine forme. Autant dire que je leur ai mis la misère aux sushis

(Nashira et Ellen en sont restées bouche bée)

 

 

Comi bem = J’ai bien mangé

Pour paraître un peu cultivé, je suis allé au Teatro Nacional pour demander le programme. En fait c’est surtout une bonne occasion de me rendre à l’Esplanade des ministères, au croisement des deux plus grands axes routiers de la villes.

C’est là que sont réunis tous les bâtiments les plus étranges que j’ai vu et qui sont la signature de Brasília. J’adore cet endroit. Ça peut paraître moche pour certains, mais moi j’y trouve une certaine esthétique.

 

Toujours est-il que je me suis rendu au Teatro Nacional mais que sur place j’ai appris qu’il n’y avait pas de programme. Impossible de connaître les représentations pour le mois à venir : les séances sont définies chaque semaine. Pas de site internet non plus. Etonnant pour un théâtre national

 

Mais tout n’est pas perdu pour autant : il y avait une exposition de peintures sur la mezzanine du théâtre donc je ne suis pas venu pour rien.

C’est un collectif d’artistes – avec comme chef de file un certain Otávio Costa – qui travaille avec une technique spéciale, jouant avec les couches successives de peinture et avec des inclusions diverses – bois, coquillages, miroirs…

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour finir, un détail d’un tableau que j’ai trouvé absolument magnifique :

 

 

 

Não há site porque dá muito trabalho = Il n’y a pas de site internet parce que c’est beaucoup de travail

Mikhael – un garçon de la synagogue de Brasília qui a appris que je faisais de l’agronomie – m’a proposé d’aller à une expo intitulée « Ciência para a vida ». C’est une exposition organisée par l’Empraba, l’équivalent de l’INRA au Brésil. Ça parle donc d’agronomie.

 

Au début ça m’a fait pensé au Salon International de l’Agriculture à Paris

« Ah y a du monde ! … Ça me fait tout à fait penser au Mondial du Bœuf à Lutèce… Nous, on a un salon du bœuf, une fois tous les deux ans à Lutèce. On expose tous les nouveaux bœufs, toutes les nouvelles races de bœufs.… C’est extraordinaire ! … Une grosse, grosse, grosse manifestation… »

 

Et puis on entre dans un couloir avec plein de graphiques que j’ai baptisé « Couloir-avec-plein-de-graphiques »…

Coton

Coton

Canne à sucre

Canne à sucre

 

 

 

 

 

 

 

 

… pour finalement se retrouver dans une grande salle sombre avec une musique étrange et des lumières partout. Il y a une image du ciel qui défile sur le plafond. Tantôt pluvieux, tantôt ensoleillé, tantôt étoilé. C’est très beau.

Au milieu de la salle il y a colonne de pluie éclairée. Le bruit des gouttes d’eau s’ajoute à la musique et ça donne une ambiance bien particulière.

Mais il y avait aussi…

 

...des expériences de biotechnologie...

...des expériences de biotechnologie...

...un bocal de parasites illuminés...

...un bocal de parasites illuminés...

...des hologrammes...

...des hologrammes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...des légumes qui parlent...

...des légumes qui parlent...

 

Au final, j’ai trouvé l’exposition très intéressante et très bien faite, même si c’est des trucs de bouseux d’agronome.

 

 

A cenoura tem um sotaque carioca = La carotte a un accent de Rio de Janeiro

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