Guide touristique


pirenopolis

A peine rentré de São Paulo que je reprends la route. Je pars à la quête de l’âme brésilienne. Je veux voire autre chose que des capitales économiques et politiques.

 

Après deux heures de route complètement déjantées en compagnie de Ellen, Max, Nashira, Jéssica, et de la musique folklorique brésilienne, nous arrivons à Pirenópolis.

 

pirenopolis

 

C’est bien différent de Brasília.

Classée Patrimoine Historique en 1988, Pirenópolis conserve encore aujourd’hui ses grandes maisons du 18ième siècle, ses églises de l’époque coloniale, et ses nombreux musées. Tout est concentré le long d’une grande rue principale en pierres quartzitiques et traversant une rivière – Rio das Almas – par un joli petit pont en bois rouge.

C’est l’une des destinations les plus agréables de la région Centre-Ouest, aussi bien pour l’agitation nocturne que pour se reposer et profiter de la nature. La ville est aux pieds de la Serra dos Pireneus, une chaine de montagnes couverte de végétation et parsemée de nombreuses cascades dans des lieux paradisiaques. Bref c’est super beau.

 

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Il y a même un petit marché pour touristes sur la place centrale…

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Accessoirement Pirenópolis c’est aussi la capitale des Fuscas. Après un rapide recensement j’en viens à la conclusion qu’une voiture sur trois est une Fusca. Mais par contre elles sont un peu vielles, et ne sont pas aussi jolies qu’à Brasília (je parle des voitures bien entendu)…

fuscas

São Paulo a tout d’une mégalopole occidentale, mais la langue brésilienne, la végétation, la gastronomie du pays, ainsi que l’ambiance « Amérique latine » lui donnent des contrastes saisissants.

 

J’avais envie de vous faire partager une petite balade photographique au fil des rues de São Paulo .

C’est comme de se promener à New York, sauf qu’il y a des mosaïques multicolores sur les trottoirs, des arbres exotiques, des petites maisonnettes hippies, du soleil et des fuscas.

 

 

Le quartier Moema

 

C’est un quartier plutôt aisé, où habitent les Sejtmans. Les rues ont des noms d’oiseaux, et les immeubles des noms d’écrivains français.

 

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Les arbres d’ornements

 

On est loin des platanes ou des tilleuls. C’est plutôt palmiers, jaracandas, et ipês…

 

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L’université Mackenzie

 

C’est l’université dans laquelle Carol étudie l’architecture. C’est très cosy.

 

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Les petites maisonnettes

 

En plein milieu des gratte-ciels, on peut croiser des petites bâtisses en briques rouges ou des jolies petites maisons colorées.


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La maison hippie

 

Ça c’était un peu LE truc que j’ai surkiffé. Tout n’est pas que stress et travail à São Paulo, et c’est ça qui fait la grosse différence avec la plupart des mégalopoles. Ici, les Golden Boys en costard-cravate cohabitent avec les hippies. Et on peut trouver des maisons de ce type :

 

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Les quartiers pauvres


Tout n’est pas rose à São Paulo : au centre-ville c’est très sale et délabré. Ça ressemble à la Rodoviára de Brasília, mais en pire.

 
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L’Avenida Paulista

 

La grande avenue principale avec tous les gratte-ciels. C’est là qu’on se sent comme à New York. Dans les guides c’est écrit « Les Champs-Elysées de São » mais je ne vois vraiment aucune ressemblance. Surtout quand il fait moche et froid (15°C)…

 

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Le traffic incessant

 

Même de nuit, les artères principales de la ville sont bien remplies.

 

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J’ai profité d’être à São Paulo pour aller rendre visite à Julia et Diane, deux amies de l’Agro qui font leur stage à Piracicaba, à deux heures de route de São Paulo.

 

Piracicaba c’est une petite ville essentiellement étudiante car il y a un gros campus universitaire : l’EsalQ, et 6 autres facultés dont vous trouverez les noms sur le Wikipédia portugais à la rubrique Educação. En dehors de ça c’est une ville plutôt tranquille j’ai trouvé.

 

piracicaba

 

Julia et Diane vivent dans une republica (= coloc) de 7 filles. Si j’ai bien compris, c’est une republica dite « rouge » car elles sont contres les traditions ancestrales de l’intégration, par opposition aux republicas « bleues ».

(Julia et Diane, vous me corrigez si je me trompe…)

 

Pour tout le reste vous pouvez voir leur blog ici

 

Premières impression en survolant la ville en avion : c’est immense !

 

São Paulo n’est pas une ville planifiée – contrairement à Brasília – et ça se voit. Il n’y a pas « le-quartier-des-affaires-avec-des-grattes-ciel » et « le-quartier-résidentiel-avec-des-maisons », mais les immeubles poussent comme des champignons au milieux d’un tapis d’habitations.

C’est assez étrange comme paysage. D’autant que ça s’étend sur une superficie tellement grande que j’en n’ai pas vu le bout.

 

Si Brasília est le centre politique du pays, on peut dire que São Paulo est le cœur économique du Brésil, et même de l’Amérique du Sud. Pratiquement toutes les grandes sociétés mondiales possèdent un siège social à São Paulo, soit pour vendre sur le marché brésilien, soit pour produire au Brésil et exporter. Il y a des gratte-ciel partout. On dirait New York mais avec des palmiers et des mosaïques multicolores sur les trottoirs (typiquement brésilien).

 

Mais São Paulo c’est aussi :

  • La troisième ville la plus peuplée du monde après Tôkyô et Mexico
  • Une ville cosmopolite avec des 6 millions d’Italiens, 3 millions de Portugais,          3 millions d’Africains, 1 million d’Arabes, 400 000 Allemands, 326 000 Japonais, 120 000 Chinois, 700 000 Juifs, 60 000 Boliviens, 50 000 Grecs, 50 000 Coréens,   10 000 Français…
  • 60 % de personnes d’origine italienne (désolé Joanna)
  • La plus forte communauté japonaise hors du Japon
  • La ville où les personnes sont les plus gentilles du monde (élue en 2006 par le Reader’s Digest)
  • La ville aux embouteillages légendaires
  • Une des nuits les plus agitées au monde
  • Une ville où on peut TOUT trouver
  • La 25ième ville la plus chère du monde
  • Un ville qui réunit toutes les caractéristiques d’une capitale, même qui n’en est pas une (c’est Brasília la capitale !)

 

Je pense que je vais aimer.

Vous aimez le Brésil, la Samba, une compagnie agréable… vous aimez la Caipirinha !

La Caipirinha est le cocktail brésilien traditionnel, populaire et favori partout dans le pays, particulièrement au bord des plages. Accompagné de quelques biscuits apéritifs, il crée une atmosphère sensuelle et détendue.

 

Pour faire une bonne Caipirinha il faut :

 

Il y a quand même quelques petites astuces à respecter et qui font la différence :

  • Couper le citron en 9 tels les traits du jeu de morpion pour retirer  la partie blanche centrale responsable de l’amertume.
  • Utiliser une bonne cachaça, telle que « Velho Barreiro », « Magnifica », « Rochinha » ou « Gotas de Minas » qui se trouvent facilement au Brésil. Les meilleures sont les Gold (vieillies) dont l’arôme est bien supérieur.
  • Utiliser du sucre en poudre. Grâce au pilon il devient un bon abrasif pour l’écorce du citron, et permet d’en optimiser le prélèvement de l’arôme.
  • Ne pas ajouter de sucre après l’adjonction de la glace. Le nouveau sucre ne se dissout plus.
  • Servir dans un verre Old Fashioned avec deux pailles, au cas où l’une soit bouchée par la glace ou la pulpe du citron.

 

Acidulé et sucré, c’est délicieux. Et comme toute chose de haute gamme on ne sent pas sa puissance. C’est une dangereuse gourmandise qui fait rapidement tourner la tête. Comme on dit au Brésil,

« La cachaça c’est comme les seins : une seule ce n’est pas assez, trois c’est trop »

 

 

Informations tirées du site www.1001cocktails.com

Permettez-moi de vous présentez brièvement la structure de Brasília.

 

Le plan pilote ! Il semblerait que la forme de la ville était censée représenter un oiseau, mais certains disent qu’il s’agit d’un avion. La plupart des guides touristiques la décrivent de toute façon comme un arc et une flèche, et certaines personnes parlent d’un papillon (faut pas exagérer quand même)

 

Comme dans tout avion, il y a deux ailes : « Asa Norte » et « Asa Sul », qui sont essentiellement résidentielles.

 

En allant vers le centre on croise d’abord le secteur hospitalier, puis le secteur commercial, puis le secteur hôtelier. Tout au centre, sur le « corps » de l’avion, ce sont les édifices du gouvernement. Et au centre du centre il y a une énorme gare routière : la « Rodoviária ».

 

 

Les ailes sont traversées d’un bout à l’autre par un axe 2×3 voies appelé « Eixão Rodoviário » escorté par 2 « Eixinhos » de 2×2 voies de chaque côté. Le corps de l’avion quant à lui est parcouru par un axe 2×6 voies : l’ « Eixão Monumental » 

Eixão rodoviário

 

Aixão monumental

Eixão monumental

 

 

 

 

 

 

 

 

L’agrandissement d’une des deux ailes (carré rouge de la première photo) montre bien le découpage de la ville en carrés. J’irais même jusqu’à préciser que les carrés font 400 m. de côté, mais ça je ne crois pas que ça vous intéresse. En brésilien les carrés s’appellent « quadra » mais je vais les appeler « block » pour pas vous embrouiller.

 

Vous l’aurez compris (ou pas) : il n’y a pas de nom de rue à Brasília, seulement des numéros de block.

  • À l’Est de l’Eixão Rodoviário c’est les centaines paires (200, puis 400, et 600), à l’Ouest les centaines impaires (100, puis 300, 500, et 700). Les blocks de la série 500 ne sont pas carrés. Ce sont les petits rectangles que vous voyez entre les 300 et les 700.
  • Du corps de l’avion jusqu’à l’extrémité d’une aile, la numérotation va de 01 à 16.

Ainsi le block « 116 Norte » se situe à l’extrémité de l’aile Nord, premier block à l’Ouest de l’Eixão Rodoviário. C’est somme toute assez logique.

 

Au sein d’un block, si on veut l’adresse exacte, on précise l’immeuble (A, B, C…) et c’est au facteur de se débrouiller pour trouver.

 

Et c’est là que ça devient intéressant :

Observer le très rigoureux zonage en « secteurs ». Les secteurs décrivent la fonction de chaque block, mais également de certains entreblocks. Mettez votre doigt sur un point d’une carte de Brasília et je vous dis très exactement ce qui se trouve là – une maison, un bloc appartement, un édifice public, un commerce, quel type de commerce même.

 

Pour votre plus grand bonheur, je vais détailler chacun des types de secteur (des photos sont à venir pour illustrer).

 

SC – Secteur commercial

Centres commerciaux et bureaux.

Patio Brasil

Patio Brasil

Brasilia Shopping

Brasília Shopping

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SCH ou SCR – Secteur commercial d’habitations

Quincailleries, magasins de cochonnerie, restaurants économiques, supermarchés… avec appartements à l’étage.

 

SCL – Secteur commercial local

Boulangeries, pharmacies, restaurants, boutiques de vêtements, laveries… avec appartements ou bureaux à l’étage.

 

SD – Secteur des divertissements

Personne ne sait trop exactement. J’ai lu dans un livre qu’il y avait un cinéma à une certaine époque. A mon avis le concept a foiré.

 

SGA – Secteur des grandes aires

Ecoles privées essentiellement.

SENAC...

SENAC...

...une école super chère

...une école super chère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SH – Secteur hôtelier

Devine !

Des petits hôtels...

Des petits hôtels...

...et des grands hôtels

...et des grands hôtels

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SHIG – Secteur des habitations individuelles géminées

La seule possibilité de ne pas habiter dans un gros « block appartement ». C’est très bizarre parce que c’est complètement différent du reste de Brasília. Mais c’est seulement dans la série 700.

Le devant des maisons du block 703

Le devant des maisons du block 703

Le derrière des maisons du block 703

Le derrière des maisons du block 703

 

 

 

 

 

 

 

 

SMH – Secteur médico-hospitalier

Hôpitaux et cliniques publics.

Hospital SARAH Centro

Hospital SARAH Centro

 

Il existe aussi, au bout de chaque aile du plan pilote, un secteur hospitalier local avec les hôpitaux privés.

 

 

SQ – Superquadran

Le superquadran c’est l’unité de base de la vie à Brasília.

Un superquadran contient normalement, sur 16 hectares, 10 édifices résidentiels à 6 étages sur pilotis ou 20 édifices à 3 étages, une école publique, une « banque culturelle » (kiosque à journaux et qui fait aussi épicerie), un ou plusieurs petits parcs, et un mini système routier interne à une seule entrée.

 

 

SRT – Secteur de radio-télévision

Des édifices de la radio, des édifices de la télévision…

Des antennes...

Des antennes...

...des paraboles

...des paraboles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EQ – Entrequadran

Un autre concept intéressant.

Bien qu’essentiellement il y ait une rue qui sépare chaque block, parfois il n’y en a pas. A la place il y a une grande étendue d’herbe ou un bâtiment religieux. Pour circuler c’est assez embêtant parce qu’on ne peut pas traverser la ville d’est en ouest en allant tout droit. Il faut slalomer.

 

Informations  en grande partie tirées du site : http://valmi.info/index.shtml

Brasilia c'est où exactement ?

 

Brasília est une des plus récentes capitales du monde. Elle fut bâtie ex nihilo au centre du Brésil, en 1000 jours seulement (entre 1956 et 1960). Le but du projet était  d’attirer vers l’intérieur des terres la population et l’activité économique, juqu’alors concentrée essentiellement dans les grandes villes côtières : Rio de Janeiro, São Paulo, Salvador, Recife, Fortaleza, Porto Alegre…

 

 

Véritable chef d’œuvre d’architecture moderne, Brasília a été déclarée Patrimoine mondial de l’humanité en 1987 par l’UNESCO. L’urbaniste Lúcio Costa a dessiné la ville en forme d’avion, et les bâtiments principaux ont été conçus par l’architecte Oscar Niemeyer.

La cathédrale

La cathédrale

Le congrès national

Le congrès national

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Tribunal suprême

Le Tribunal suprême

Le pont

Le pont

 

Certains la trouvent harmonieuse et d’autres monotone, mais personne ne reste indifférent face à l’architecture ultra-moderne de cette capitale futuriste. Moi je l’appelle « iBrasilia » parce que tout est blanc et propre. On dirait un produit Mac.

 

Allez, pour le plaisir…