Entre deux conférences ont s’est fait plaisir sur les cascades. Faut savoir que dans les alentours de Pirenópolis il n’y a pas moins de 16 cascades.

 

Le poids des mots cède la place au choc des images…

 

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Les Brésiliens faisant des churrascos partout et tout le temps, il est nécessaire de signaler les endroits où c’est interdit. Ici par exemple :

 

churrasco-proibido

 

 

Vamos pra uma outra cachoeira ! = Allons à une autre cascade !

Comme c’était très cher de loger dans la Pousada dos Pireneus, on a préféré loger dans un pousada moins chère : la Pousada Betta.

 

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Une pousada, c’est une petite auberge typique, avec piscine et petit-déjeuner. A Pirenópolis, une maisonnette sur deux est une pousada. Il y a plusieurs chambres doubles à louer, mais comme on a privatisé l’auberge entière rien que pour les étudiants du labo de pharmacognosie, ça donnait une très bonne ambiance générale.

 

Le soir on sortait tous ensemble en ville pour un restau, puis un bar. Et après on se retrouvait tous dans la piscine de la Pousada Betta pour un bain de minuit avec un peu de musique et de bière pour les survivants… Tel était notre quotidien à Pirenópolis.

 

betta-2

 

On appelait ça le « club très privé de la PPB » (Piscina da Pousada Betta)

 

 

Tudo junto e misturado… = Tous ensembles et mélangés…

Le « pão francês » d’ici n’a rien a voir avec notre bonne baguette croustillante…

On dirait une éponge.

 

pao-frances

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La raison officielle de mon séjour à Pirenópolis c’est un symposium de 3 jours sur la pharmacognosie, c’est-à-dire sur les plantes médicinales.

 

 

Alors que tout le monde vient pour la ville et pour les cascades moi j’insiste pour assister aux conférences qui m’intéressent même si elles sont au milieu de l’après-midi et qu’il fait super beau. Exemples :

  • Tisane de Quassia amara : une recette de grand-mère contre le paludisme
  • Valorisation des plantes médicinales
  • Accès légal à la biodiversité et aux connaissances traditionnelles
  • Potentiel des résines de Burseraceae
  • Isolement et identification des tanins
  • Préserver et valoriser les pantes médicinales et les savoirs régionaux en Guyane française : trente ans de recherche

I’m lovin it


symposium

 

Grosse représentativité des français à travers le CNRS et l’IRD en Guyane ! Dans le rapport il y a même une photo de tous les français qui ont “fait l’honneur de venir” :

 

O Simpósio registrou o empenho e o sucesso dos palestrantes franceses quem se expressarem em idioma português

O Simpósio registrou o empenho e o sucesso dos palestrantes franceses quem se expressarem em idioma português

 

Le symposium se déroulait dans la plus grande et la plus belle Pousada (= auberge) de la ville : la Pousada dos Pireneus. Le soir il y avait même un cocktail sur une terrasse avec vue sur la piscine et musique live.

 

cocktailtable

 

Il y avait des serveurs qui venaient sans cesse remplir ton verre alors que t’as même pas fini, ou te proposer des amuse-bouches pour aller avec le champagne. Du coup j’en connais qui se sont un peu laissés aller.

ellen-champagne

 

Au milieu de la soirée, ils ont pris AxElvis et lui ont fait faire plein de trucs contre son gré…

...noyé dans le vin blanc...

...noyé dans le vin blanc...

...pendu au collier de Polyana...

...pendu au collier de Polyana...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moi je ne contrôlais plus rien. J’ai tenté de négocier pour récupérer AxElvis mais ça n’a pas marché.

 

 

Eu quero assistir a palestra dele = Je veux assister à sa présentation

pirenopolis

A peine rentré de São Paulo que je reprends la route. Je pars à la quête de l’âme brésilienne. Je veux voire autre chose que des capitales économiques et politiques.

 

Après deux heures de route complètement déjantées en compagnie de Ellen, Max, Nashira, Jéssica, et de la musique folklorique brésilienne, nous arrivons à Pirenópolis.

 

pirenopolis

 

C’est bien différent de Brasília.

Classée Patrimoine Historique en 1988, Pirenópolis conserve encore aujourd’hui ses grandes maisons du 18ième siècle, ses églises de l’époque coloniale, et ses nombreux musées. Tout est concentré le long d’une grande rue principale en pierres quartzitiques et traversant une rivière – Rio das Almas – par un joli petit pont en bois rouge.

C’est l’une des destinations les plus agréables de la région Centre-Ouest, aussi bien pour l’agitation nocturne que pour se reposer et profiter de la nature. La ville est aux pieds de la Serra dos Pireneus, une chaine de montagnes couverte de végétation et parsemée de nombreuses cascades dans des lieux paradisiaques. Bref c’est super beau.

 

egliseruelle-1

 

fusca-et-palmiers

 

Il y a même un petit marché pour touristes sur la place centrale…

vieux-a-pirenopolis

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Accessoirement Pirenópolis c’est aussi la capitale des Fuscas. Après un rapide recensement j’en viens à la conclusion qu’une voiture sur trois est une Fusca. Mais par contre elles sont un peu vielles, et ne sont pas aussi jolies qu’à Brasília (je parle des voitures bien entendu)…

fuscas

Il y a toujours quelques surprises quand on s’absente 10 jours et qu’on revient :

  • La compagnie aérienne dont je tairais le nom a perdu mes ciseaux et mon compas (qui devaient voyager à part parce que trop dangereux…)
  • Il a plu 2 fois à Brasília en mon absence, et ça a suffit pour que tout devienne verdoyant et fleuri. C’est une « autre Brasília » comme dit Hugo. Le soleil brille toujours aussi fort dans le ciel sans nuage. Il fait bon de revenir.
  • Il y a un bruit assourdissant dans les arbres. Hugo me dit que ce sont des cigales mais c’est tellement bruyant que j’ai du mal à le croire
  • J’avais laissé du couscous et une pastèque dans le frigo pour mes colocs. Ils n’y ont pas touché et ça a pourri. Dommage.
  • Avant de partir j’avais un rideau de douche dégueulasse mais ils ont fait des travaux. A présent j’ai une jolie cabine de douche toute neuve.

 

Je suis sûr que cet article vous a beaucoup intéressé.

 

 

Tem mofo na melancia = Il y a de la moisissure sur la pastèque

On m’avait prévenu : São Paulo a une des nuits les plus agitées au monde.

Fêtes juives oblige, j’ai pas passé plus de soirées à la synagogue qu’en boîte de nuit. Mais je vous rassure, j’ai quand même eu l’occasion de sortir un peu avec Carol et ses amies.

 

Restau

São Paulo fourmille de restaurants Kasher, du coup j’en en ai profité pour manger de la viande. Qui aurait cru que manger de la viande me procure un tel plaisir ?…

 

Bar

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Pour bien digérer la viande, rien de mieux qu’un (ou deux ?) bon cocktail. Trop dur de choisir entre cachaça/orange/ananas/maracuja ou vodka/kiwi/acérola. Et la carte n’est pas exhaustive : toutes les combinaisons sont possibles, il suffit de demander.

 

 

 

AxElvis, star de la soirée

AxElvis, star de la soirée

 

Boîte de nuit

A une heure du matin, toujours pas fatigués. Heureusement, ça ne sont pas les boîtes de nuit qui manquent à São Paulo ! Bon… a priori les boîtes de nuit c’est pas trop mon truc… mais c’est pas moi qui en a eu l’idée. Carol décide, moi je suis.

 

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Finalement c’était plutôt sympa (quoiqu’un peu cher). Un peu déçu cependant de découvrir que les Brésiliens dansent sur les mêmes musiques que nous, de la même façon que nous.

Par contre il ne connaissent pas encore la tektonik, ce qui m’a permis de montrer mes talents de tektonik-killer (c’est comme ça qu’on dit ?)

 

 

São Paulo tem uma noite muita agitade = São Paulo a une nuit très agitée.

J’adore les marchés. A chaque fois que je voyage j’essaye de connaître le marché de la ville où je me trouve. Je suis d’avis que pour connaître vraiment une ville il y a certaines choses à faire absolument comme :

  • Prendre les transports en commun
  • Connaître le marché municipal
  • S’asseoir à la terrasse d’un café et observer les gens qui passent

Pour moi, ce sont 3 moments où je me sens presque comme un natif.

 

Aujourd’hui je décide de prendre le bus pour me rendre au marché. Il n’y a absolument rien d’exceptionnel à cela, mis à part le fait que je me suis rendu compte que mon portugais était assez bon pour avoir réussi à prendre le bon bus du premier coup.

bus-1

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J’arrive au centre-ville. Je descends la rue 25 de Março.

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Alors ça c’est un endroit qui envoie du lourd ! C’est une rue piétonne très large, en pente, hyper peuplée et bruyante, avec un nombre incalculable de vendeurs à la sauvette… dont plus de la moitié sont illégaux.

 

Dès que la police arrive, on en voit beaucoup qui rangent rapidement leur marchandise et s’enfuient en courant… pour réapparaître 5 minutes plus tard, au même endroit, avec leur marchandise joliment déballée devant eux.

 

Bem-vindo ao Brasil !

 

25-marco

 

Marcher à travers cette foule relève presque du safari, mais j’arrive finalement à me frayer un passage jusqu’à ma destination : le Marché Municipal, symbole de la diversité culinaire du pays.

 

mercado-municipal

 

En 1924, le maire de São Paulo, José Pires do Rio, a fait construire le Marché Municipal afin de remplacer le vieux marché de la rua 25 de Março, peu organisé. Pour cela il a fait appel à l’architecte portugais Francisco de Paulo Ramos de Azvedo (oui, ils ont des noms très longs au Brésil) et de Felisberto Ranzini pour les façades.

Le style rappelle un style très en vogue en Europe à l’époque : de grandes colonnes internes et externes, de grands pans de verrière, et des vitraux historiques retraçant l’histoire du Brésil et de son agriculture.

 

vitrail

 

Ces fameux vitraux – 72 au total – ont été conçu par un artiste russe Conrad Sorgenicht.

 

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Le Mercadão – comme tout le monde l’appelle ici – s’est refait une beauté il y a 4 ans : une mezzanine a été aménagée, avec pleins de bars et de restaurants, le sol a été refait entièrement en granit, les vitraux ont été restaurés, et des nouvelles illuminations ont été installée.

 

Avant

Avant

Après

Après

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, le Marché Municipal est devenu le point de rencontre des restaurateurs, des traiteurs, gastronomes et amateurs de bons produits. C’est la référence nationale des produits de qualité, que ce soit du poisson, de la viande, des fruits et légumes, ou encore des graines et épices.

Je laisse parler les images…

 

pasteques

clementines

 

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tabac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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noix

feves

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mais le marché s’est révélé être un endroit dangereux pour moi :

… tous ces stands plus colorés et attirants les uns que les autres… tous ces parfums de fruits, d’herbes, et d’épices…

 

Impossible de passer mon chemin sans m’arrêter à chaque stand pour goûter ou pour acheter. Par exemple au stand des épices, je suis reparti avec une bonne dizaine de sachets : cannelle en bâton, clous de girofle, mélange de poivre en grains, anis étoilé…

 

poivres

 

Mais je ne suis pas le seul. Les gens font la queue pour acheter les fameux sandwichs à la mortadelle ou pastels de morue.

En ce qui me concerne le choix a été vite fait : pastel de morue. Délicieux !

 pastel


 

Quanto custam os cravos flor ? = Combien coûtent les clous de girofle ?

São Paulo a tout d’une mégalopole occidentale, mais la langue brésilienne, la végétation, la gastronomie du pays, ainsi que l’ambiance « Amérique latine » lui donnent des contrastes saisissants.

 

J’avais envie de vous faire partager une petite balade photographique au fil des rues de São Paulo .

C’est comme de se promener à New York, sauf qu’il y a des mosaïques multicolores sur les trottoirs, des arbres exotiques, des petites maisonnettes hippies, du soleil et des fuscas.

 

 

Le quartier Moema

 

C’est un quartier plutôt aisé, où habitent les Sejtmans. Les rues ont des noms d’oiseaux, et les immeubles des noms d’écrivains français.

 

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Les arbres d’ornements

 

On est loin des platanes ou des tilleuls. C’est plutôt palmiers, jaracandas, et ipês…

 

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L’université Mackenzie

 

C’est l’université dans laquelle Carol étudie l’architecture. C’est très cosy.

 

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Les petites maisonnettes

 

En plein milieu des gratte-ciels, on peut croiser des petites bâtisses en briques rouges ou des jolies petites maisons colorées.


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La maison hippie

 

Ça c’était un peu LE truc que j’ai surkiffé. Tout n’est pas que stress et travail à São Paulo, et c’est ça qui fait la grosse différence avec la plupart des mégalopoles. Ici, les Golden Boys en costard-cravate cohabitent avec les hippies. Et on peut trouver des maisons de ce type :

 

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Les quartiers pauvres


Tout n’est pas rose à São Paulo : au centre-ville c’est très sale et délabré. Ça ressemble à la Rodoviára de Brasília, mais en pire.

 
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L’Avenida Paulista

 

La grande avenue principale avec tous les gratte-ciels. C’est là qu’on se sent comme à New York. Dans les guides c’est écrit « Les Champs-Elysées de São » mais je ne vois vraiment aucune ressemblance. Surtout quand il fait moche et froid (15°C)…

 

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Le traffic incessant

 

Même de nuit, les artères principales de la ville sont bien remplies.

 

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J’ai choisi le plus pourri des opérateurs téléphoniques

… mais ça je ne pouvais pas le savoir.

 

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